Nouvelle avancée dans la compréhension de la régénération chez un ver marin
Un ver marin est capable de régénérer des parties entières de son corps suite à une blessure ou une amputation, et ce en seulement quelques jours. C'est ce qu'ont découvert des scientifiques en observant des cellules intestinales.
Long de seulement quelques centimètres, le ver marin Platynereis dumerilii possède une faculté notable : il est capable de régénérer des parties entières de son corps suite à une blessure ou une amputation, et ce en seulement quelques jours. En s’intéressant plus précisément aux mécanismes à l’œuvre lors de la régénération de sa queue, une équipe de recherche menée par une scientifique du CNRS
Pour réaliser ces observations, les scientifiques ont suivi le devenir des cellules intestinales et des cellules en prolifération qui se forment au niveau de l’extrémité amputée. Ce traçage a été réalisé grâce à différents marqueurs, notamment via l’ingestion de billes fluorescentes par les vers. Etudiées depuis seulement une vingtaine d’années, les annélides ou « vers segmentés » constituent un nouveau modèle de choix pour étudier la régénération, un processus encore énigmatique pour les scientifiques et pourtant très répandu chez les animaux.
L’équipe de recherche poursuit désormais ces travaux afin de déterminer si d’autres types cellulaires que les cellules intestinales participent à la régénération de types cellulaires différents.
Variations in cell plasticity and proliferation underlie distinct modes of regeneration along the antero-posterior axis in the annelid Platynereis. Loïc Bideau, Zoé Velasquillo-Ramirez, Loeiza Baduel, Marianne Basso, Pascale Gilardi-Hebenstreit, Vanessa Ribes, Michel Vervoort et Eve Gazave. Development, le 2 juillet 2024.
DOI : http://doi.org/10.1242/dev.202452
Cet article figure dans un numéro spécial intitulé "Uncovering developmental diversity", édité par Cassandra Extavour, Liam Dolan et Karen Sears. Accédez aux articles associés via l'adresse suivante : https://journals.biologists.com/dev/issue/151/20
Laboratoire de la circonscription impliqué
Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Cité)